Controverse

Une polémique est née. La célébration en grande pompe du 10ème anniversaire du groupe mythique de Chigoma, Louba Junior n’est guère exempt de critiques. La polémique ne l’a pas épargné. Des voix se sont élevées pour mettre en cause le choix d’orchestre d’origine mohélienne pour animer le fameux tam-tam bœuf, l’une des traditions culturelles locales. Des polémiques stériles ? Les uns reprochent aux organisateurs de faire ce choix étranger alors que le tam-tam bœuf représente originalement et précieusement quelque chose de spécifique à la mahoraise. Une sorte de denrée rare. Une droit réservé. Ils soulignent même que le rythme, le son, l’ambiance est typique. Unique à la mahoraise. Cette culture décriée nécessite un son et rythme propre à l’ambiance de l’île de Mayotte. C’est ce qui donne sa splendeur, son élégance et sa densité traditionnelle et culturelle.

Donc, pour eux, confié l’orchestre à un groupe étranger altère en quelque sorte le caractère mélodique et traditionnel de ce fameux tam-tam bœuf. Une offense au patrimoine culturelle et traditionnel de l’île. Une conception presque chauvine, de pratiquer, à cette belle occasion, et de perpétrer le patrimoine culturel et traditionnel de l’île de Mayotte. D’autres, en particulier, les organisateurs défendent la philosophie de coopération régionale culturelle. La volonté de développer et de partager ensemble la diversité culturelle et traditionnelle de l’Archipel des Comores.

D’ailleurs, ce qu’ a confié, l’organisation à la rédaction de notre journal, favoriser le thème de coopération. En somme, une belle initiative mais peut-être mal expliqué à la population qui s’attendent, à cette occasion de vivre son typique tam-tam bœuf à la mahoraise.

Par conséquent, deux visions de la culture s’y opposent. L’une prônant l’identité culturelle et le chauvinisme et l’autre l’ouverture et le partage. Un intéressant débat démocratique de la pratique et de l’épanouissement du concept de la culture locale et régionale.

Cette polémique est légitime. Pourquoi ne pas y réfléchir autour de la table afin de dissiper à l’avenir toute malentendu voire polémique stérile.

M. Kaya, directeur de publication

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Directeur de publication acoua-info

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