• 20 January 2019
  • Last Update Jan 16, 2019 3:29
  • Acoua, Mayotte

Entreprendre. Pourquoi pas nous ?

Une question se pose. Et s’impose. Dans une période où l’économie est en pleine mutation (économie sociale, à domicile, etc …) à cause de l’avènement du numérique, notamment, la question d’entreprendre à Mayotte, et en particulier, à Acoua se pose. Cette question s’impose même. La question de notre volonté d’entreprendre. Une volonté de prendre des risques. Une volonté d’avoir le goût du risque. Prendre le train de cette évolution économique numérique entre autres pour ne pas rester au bord du quai.

Pourquoi ne pas entamer des démarches pour réaliser nos rêves en particulier le rêve de créer et de gérer une entreprise. Ce rêve qui nous habite depuis la nuit des temps. Ce rêve qui nous éblouis. Ce rêve que nous avons en nous. Au plus profond de nous. L’art de réaliser nos projets. L’art de mettre en valeur nos idées et nos ambitions. L’art noble et louable de projeter et de concrétiser notre destin. L’art d’être maître de son destin: celui de chef d’entreprise. Chef de réalisation concrète de son rêve. De ses aspirations. Fruit de ses volontés et de sa pugnacité. Croire en sa belle étoile. Pourquoi pas?

Certes, c’est très difficile. Les démarches sont ardues et compliquées. Des difficultés énormes et innombrables. Rien est facile dans la vie. Comme on dit, la vie n’est pas un fleuve tranquille. Mais l’exploit du challenge est glorieux et édifiant. Édifiant parce qu’il est bâti par des valeurs et par des qualités. Qualités humaines. Volonté morale salutaire.

Certes, c’est très risqué. La peur de ne pas y arriver. D’ailleurs, combien s’y sont cassés les dents. Combien y ont donné leur vie. Combien y ont lâché prise au prix du sacrifice. Mais, le plus dommageable, c’est de ne pas essayer, de ne pas se mesurer l’épreuve. Depuis la loi de 2009 relatif au régime d’auto-entrepreneur, il est possible de “cumuler un emploi et une activité autonome”. Ce statut, créé en 2009, a pour objectif de simplifier l’exercice de petites activités indépendantes : l’auto-entrepreneur peut exercer une activité commerciale ou artisanale en parallèle d’une activité principale, c’est-à-dire en complément d’un autre statut (salarié, demandeur d’emploi, retraité, étudiant…).

Acoua compte des centaines d’associations régies par la loi de 1901. Un tiers sont opérationnelles aujourd’hui. Pourquoi ne pas les professionnaliser? Dès lors qu’une association à but non lucratif peut se structurer comme une entreprise en embauchant des salariés. Ces derniers sont soumis, dans ce cas, au droit du travail (article L1131-1 et suivants du Code du Travail) et de la sécurité sociale, à l’instar de tout autre salarié d’une quelconque entreprise traditionnelle.

Si 85 % des associations ne fonctionnent qu’avec des bénévoles, le monde associatif est marqué par un phénomène de professionnalisation croissante et les salariés représentent une part importante du secteur de l’économie sociale. En 2009, on comptait ainsi 1 773 000 salariés au sein des milieux associatifs. Ils sont aujourd’hui plus de deux millions.

Avec un taux de chômage galopant caracolant les 20 voire 30 %, pourquoi ne pas transformer ces associations en entreprise ou en coopérative en fonction de leurs champs d’action? Donnant ainsi du job à ces jeunes gens qui errent ne sachant quoi faire de leur journée? Pourquoi ne pas fédérer ces associations ambitieuses et dévouées en associations d’insertion professionnelle qui s’occuperont des jeunes déviant dans la délinquance juvénile? Pourquoi ne pas entreprendre? Pourquoi pas nous?

En finir avec le bénévolat pour entreprendre. En finir avec le volontariat pour le goût du risque entrepreneurial. Cela contribuera à créer de la croissance, donc du travail. Favoriser la valeur du travail pour éradiquer le cycle du chômage endémique. Développer les initiatives et cultures d’entreprise pour dynamiser et structurer le tissu économique moribond. Donner de l’espoir pour sortir de désespoir ambiant.

Il incombe à tous les acteurs sociaux, économiques et politiques mais aussi aux forces vives de pencher à cette question aujourd’hui plus que jamais cruciale. Aux politiques d’insuffler et de favoriser la création des entités entrepreneuriales, de faciliter et donner les moyens. Aux acteurs économiques d’inculquer et d’encourager la culture de l’entreprise. Aux ambitieux de proposer et de développer des projets innovants et prometteurs.

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Directeur de publication acoua-info

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