Ne boudons pas notre plaisir !

Par le temps qui court, il serait dommage de bouder notre plaisir. Il s’agit, ici, de notre plaisir de s’amuser. De faire la fête ensemble. Ensemble, nous nous amusons. Nous faisons la fête. A gogo. Nos différences nous enrichissent et nous épanouissent car nous avons le sens de la fête. Il n’y a rien de plus chaleureux et de plus festif pour nous que de faire la fête : de chanter et de danser. Nous procurer du bon et simple plaisir de la vie.

Il y a une semaine, une polémique a éclaté, à l’occasion du 10ème anniversaire du célèbre groupe de Chigoma d’Acoua, Louba Junior. L’un des groupes les plus sollicités et les plus réputés dans les quatre coins de l’île pour célébrer le Chigoma. Eux seuls détiennent le secret des recettes de leur succès. Et cela est un honneur. Une fierté pour Acoua. Ce fameux groupe se trouve au cœur de la polémique. Et pas de moindre.

En effet, pour animer le tam-tam bœuf, ils ont un groupe mohélien, avec son orchestre et son ambiance. Des gens d’Acoua n’ont pas apprécié : les uns ont boudé la fête. D’autres ont choisi de vidé leurs sacs sur les réseaux sociaux. Pourquoi, selon, confier la pratique de notre culture, à un groupe étranger ? Pourquoi, à cette belle occasion, ne pas promouvoir notre propre culture ? Face à cette polémique, nous choisissons de ne pas bouder notre plaisir de s’amuser et de faire la fête. A cet instant, c’est la fête qui prévaut. La fête est majestueuse. On la vit. Le temps de polémique viendra après.

Il est louable, de saluer, l’initiative, du groupe Louba Junior, d’organiser un tel évènement à Acoua. C’est une très belle initiative. Le village a besoin pour son rayonnement que des citoyens, des associations et des entreprises organisent et créent des évènements culturels et sportifs entre autres pour dynamiser et surtout donner la lettre de noblesse à ce village, berceau incontestable de la culture et tradition de l’île de Mayotte.

Dans de telle circonstance, il serait judicieux de débattre, d’échanger pour éviter tant que possible de pareil discorde. Et cela, dans un seul souci : ne pas gâcher la fête. Nous, de notre côté, préférions ne pas la bouder. Nous ne comptons point bouder notre plaisir. Que la fête continue.

M. Kaya, directeur de publication

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1 Comment

  • Moina S. , 11 février 2019 @ 22 h 47 min

    Sachons séparer culture et politique. Ce n’est pas facile par le temps qui court, mais il ne faut pas mélanger tous les sujets et sachons faire preuve d’appréciation sur différents niveaux. Je pense que Chamsia Sagaf est appréciée de tous au delà des discordes , et, que dire de Samra avec son clip La Dha je l’enttends dans tous les mariages mahorais… donc ne nous perdons pas. Je pense que nous sommes des êtres doués de sens, d’intéligence et qu’ici on se trompe de combat. Le combat contre l’immigration clandestine, contre la politique comorienne, ne saurait justifier le rejet de l’autre «à cause des autres»! Sachons faire preuve de bon sens! Oui ce n’est pas facile mais si nous pouvons distinguer les bons pommes de terre des mauvais pommes de terre alors le monde entier saura comprendre notre combat. Et saluer notre ouverture d’esprit par les échanges culturelles et économiques basés sur la RÉCIPROCITÉ.

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