Un Dahira sous haute tension à M’tsangamouji

Ce samedi 4 novembre au soir était prévu un Dahira (manifestation culturo-religieuse) à la place Zawya de la mosquée de M’tsangamouji. Sauf que ce Dahira si particulier n’a pas eu l’aval des dignitaires et foundis religieux de la localité. En cause, elle émane de l’autre confrérie “Chadhoulia” à la tête de laquelle se trouve un certain SOUMAILA originaire de M’tsangamboua, commune de Bandraboua.

Ce dernier étant très contesté pour ses positions vis à vis des anciens et cadres de Dahira. En effet, depuis près de quinze ans Mayotte est divisée en deux confréries qui se partagent les évènements qui se déroulent dans les différents villages de Mayotte. Jusque-là, seuls les villages d’Acoua et de M’tsangamouji étaient imprenables pour la confrérie emmenée par SOUMAILA. Ce qui allait être le cas pour M’tsangamouji ce week-end.

Mais, c’était sans compter sur la détermination des villageois fidèles à leur Cheikh ABAL HASSANI et à leurs convictions de “sauver leurs dignités face à ce qu’ils considèrent comme l’invasion de Cheikh SOUMAILA. Déjà vendredi soir, une réunion était organisée dans cette même mosquée pour connaître les suites à donner à ce Dahira qui ne figurait pas dans le calendrier officiel des “Chadhouli Lyachouroutya”.

Ceci étant, le rendez-vous a été donné à tous les villageois de M’tsangamouji pour se rendre à la mosquée Zawya pour repousser SOUMAILA et ses hommes venus en nombre pour ce Dahira sur cette nouvelle terre de M’tsangamouji. Ils étaient près d’une centaine hommes et certaines femmes à repousser les visiteurs avec parfois des situations conflictuelles. Des gros mots et menaces ont fusé de toute part, sans que les deux parties n’en viennent aux mains.

La police municipale bien que avertie n’est pas intervenue pour apaiser les tensions. Les portes de la mosquée fermées, Cheikh SOUMAILA et les siens ont été contraints de quitter M’tsangamouji vers 22H00. Aucun blessé n’est à déplorer sur ce conflit.

M’tsangamouji étant déterminé à “laver son honneur” selon un Foundi rencontré ce dimanche matin sur la place du village. Le Dahira étant pourtant considéré comme un vecteur social, M’tsangamouji le démontre à sa façon.

Fofana

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Rédacteur en chef à acoua-info

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3 Comments

  • Electrode , 4 novembre 2018 @ 21 h 41 min

    Avant de rentrer chez il existe des formules de politesses telles que “Hoddi” traditionnellement à Mayotte ou “frapper la porte” version internationale et attendre que le l’habitant réponde favorable à la demande. Faute de quoi la sanction est immédiate. Addabou, addabou est essentiel à la vie.

  • SOUF-DAOUD , 5 novembre 2018 @ 7 h 31 min

    Bonjour,
    Avant de publier il faut bien vérifié les orthographes. Comme vous avez écrit le prénom de SOUMAÏLA
    Cordialement

    • Kaya , 5 novembre 2018 @ 13 h 28 min

      Bonjour, merci d’avoir souligné la faute d’orthographe. Nous avons corrigé. Cordialement

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