Instant Poésie

À nos maîtres d’hier

Sous le soleil de M’tsangadoua, un vent de mémoire a soufflé,
Portant les rires d’enfants devenus grands,
Les voix tremblées de ceux qui ont su enseigner
Non seulement les mots, mais la droiture du temps.

Les chaises alignées formaient un chœur,
Un village réuni autour de ses cœurs battants.
La craie, jadis blanche sur le tableau noir,
Brillait ce jour-là comme une étoile d’antan.

Ils ont connu les années sans projecteur,
Les classes de tôle et les cahiers froissés,
Mais dans leurs yeux, une lumière :
Celle d’avoir appris à transmettre, à aimer.

Zoubert, Moussa, Chebani, Abourahmane,
Vos noms résonnent dans la poussière des cours,
Vous êtes les racines de nos chemins,
Les premiers repères de nos détours.

Et quand les élèves d’hier sont venus vous dire merci,
Le temps s’est arrêté, humble et attendri.
La reconnaissance, douce comme une prière,
A couvert d’or vos années de poussière.

Car un maître ne quitte jamais vraiment sa classe
Il vit dans les voix qu’il a su éveiller.
Dans chaque mot juste, chaque geste de grâce,
C’est encore lui qui continue d’enseigner.

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