Instant Poésie

Aïd à Mayotte, souffle de lumière

À l’aube, Mayotte s’éveille en douceur,
Le silence encore habité de prières anciennes,
Comme un murmure venu du large,
Porté par les vagues et les cœurs apaisés.

Le Ramadan s’efface, sans bruit, sans fracas,
Laissant derrière lui des âmes polies par la patience,
Des regards plus clairs, des gestes plus justes,
Et cette paix discrète que nul tumulte n’altère.

Les ruelles s’habillent de rires,
Les maisons respirent le parfum des retrouvailles,
Les étoffes neuves racontent la fierté d’un jour unique,
Où chacun marche un peu plus droit, un peu plus digne.

Les enfants, rois d’un matin sans pareil,
Courent avec des étoiles dans les mains,
Leurs sourires, offrandes sincères,
Valent tous les trésors du monde.

Sur les places, les salutations s’échangent,
Fraternelles, solides, presque éternelles,
Comme si le temps, un instant,
Acceptait de ralentir pour mieux nous rassembler.

Et dans cette ferveur, il y a plus que la fête :
Il y a une mémoire, un héritage, une promesse,
Celle de rester debout, ensemble,
Fidèles aux racines, ouverts à l’horizon.

Car l’Aïd n’est pas qu’un jour,
C’est un passage, une renaissance,
Un pont entre ce que nous sommes
Et ce que, demain, nous pouvons devenir.

Alors que le soleil monte sur Mayotte,
Il éclaire bien plus que des visages heureux :
Il révèle un peuple, une culture, une âme,
Qui, encore une fois, choisit la lumière.

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