La rentrée, c’est toujours la même histoire universelle : un parfum de cahiers neufs, des habits neufs sortis du carton, le trac mêlé d’excitation et des retrouvailles chaleureuses et joyeuses. Et puis ce saut dans l’inconnu — inconnu fertile, qui nous grandit à chaque pas.
Bao, cartable vissé au dos, sourire éclatant et polo vert sur short rouge, n’a pas voulu manquer la rentrée. Lui aussi s’invite à la fête. On a bien tenté de l’en détourner : l’âge des bancs d’école est derrière lui. Mais rien n’y fait. “Ma place est devant le tableau noir !” clame-t-il, fier et sûr de lui.
Il n’a rien d’un élève modèle figé : il incarne plutôt la curiosité brute, celle qui pousse à lever la main même quand la réponse hésite, ou à rêver par la fenêtre d’un monde plus vaste que la salle de classe.
Car l’école n’est pas qu’un bâtiment de briques. C’est une fabrique de lendemains, une ruche où chaque erreur se transforme en miel d’apprentissage. On y entre timide, on en ressort un peu plus construit, même si la vie se charge de nous réinventer encore.
Alors suivons Bao, guide malicieux et espiègle de cette rentrée scolaire : partons légers, la tête pleine de questions, le sac gonflé d’espérances et d’espoirs. La rentrée n’est pas la fin des vacances, mais le début d’un chemin — peut-être d’une belle aventure intérieure.
Bonne rentrée à tous les enfants de Mayotte… et à Bao, fier élève de CMdé !
M. Kaya, directeur de publication
