Opinions

Confiner mais pas masochiste : que fait-on quand la cohabitation semble dure ?

Nous sommes arrivés à notre troisième semaine de confinement, essentiellement avec nos proches, à savoir, parents, enfants, ou couple, colocataires, amis, mais comment se passe cette cohabitation forcée presque 7/7?

Une question qu’on s’est posée au vu des observations et des témoignages que nous faisons et entendons. 

Le confinement est certes salutaire et l’un des meilleurs remèdes à cette crise sanitaire internationale mais avec des conséquences assez néfastes dans le bien bien-être psychique et aussi au niveau relationnel. 

Nous ne cessons de répéter :”restez chez vous pour vous sauver et sauver les autres”. Mais c’est aussi une grande difficulté de rester confiner même avec les membres de notre famille, nos parents, nos compagnons, nos enfants etc. 

Que c’est compliqué ! 

Et nous le voyons d’autant plus par les chiffres malheureusement élevés des violences conjugales ou intrafamiliales qui nous font voir une bel et bien triste réalité. 

En effet, vivre enfermé presque 24/24 avec un mari, une femme, des enfants, semble être de loin une partie de plaisir!

Et comment ? Chacun vit le confinement comme il peut, avec ses stratégies adaptatives et avec l’espace qu’il a. Quand d’autres ont l’espace qu’il faut pour garder son espace intime suffisant pour ne pas se sentir étouffé, d’autres n’ont pas cette chance là. Ainsi le confinement peut être beaucoup plus compliqué et contraignant pour certaines personnes. 

Il est déjà très difficile de vivre dans un espace restreint, partager des espaces communs, en plus d’être obligé de le faire presque tout le temps et depuis maintenant 23 jours. Cela s’avère être un parcours de combattants contre le coronavirus ! 

Comment faire pour ne pas exploser psychiquement dans ses moments là ? Même quand on est habitué à la vie en collectivité, nous sommes des êtres qui ont aussi besoin de moments de solitude pour se régénérer, mais la situation actuelle rend la vie particulièrement “oppressante”. 

C’est encore notre capacité d’adaptation et de résilience qui nous sauve et nous sauvera. Quand on prend les choses de façon positive, que le confinement développe en nous de la créativité. On en arrive finalement à la sublimation du confinement, faire de cette épreuve, une force, pour en sortir le meilleur aussi bien individuellement que collectivement 

Ainsi pour supporter l’insupportable, nous devons faire preuve de sagesse, voir plutôt les bienfaits du ce confinement sur nos relations avec nos proches. Et si c’était le moment de se re-découvrir, de réapprendre à se connaître, à travailler nos liens, voir les solidifier et les rendre meilleurs. 

Les relations humaines, peuvent être très compliquées mais quand on aime véritablement et sincèrement, tout pourrait être si simple. Car l’amour est cette capacité à accepter aussi bien les défauts et les qualités d’une personne, c’est ce sentiment qui nous donne des ailes, nous régénère et nous donne cette force inimaginable pour tenir bon même quand tout autour s’effondre. 

Si le confinement révèle le contraire, qu’il détériore nos relations, que nous ressentons un mal-être, une oppression de ne pas être là où nous aimerions être. 

De plus, les choses semblent dures chaque jour, et que nous nous soyons voilés la face jusqu’à ce jour, alors des choix, des décisions doivent s’opérer. Il faut prendre soin de vous et particulièrement en ce moment. Ne vous forcez pas à vivre une situation qui serait intolérable et qui vous fait souffrir chaque jour encore plus… Le confinement n’est pas non plus égal à l’oubli de soi, ou le renoncement à toute chose y compris son bien-être psychologique, son bonheur, la paix de son cœur, la tranquillité et la perspective d’un avenir meilleur. 

Ne soyons pas masochistes même en période de crise, soyons nos propres héroïnes, nos propres héros, sauvons-nous d’abord car nous pouvons sauver personne d’autre. 

Prenons soin de nous avant tout et ne subissons pas la vie, confinement ou pas, nous méritons toutes et tous d’être heureux, d’avoir la vie qu’on désire et l’accomplissement de nos rêves. 

Nous sommes confinés mais nous restons humains avec des désirs, des déceptions, des colères, de la souffrance, des sentiments d’incompréhension, d’amertume, d’idées noires etc… Ne restons pas seuls avec toutes ces peines de cœurs et osons demander de l’aide. 

Enfin, restons chez nous, pour nous protéger mais comme toute mesure, le confinement a ses limites si les personnes ne se sentent plus en sécurité, ne vous mettez pas en danger et aidez-nous à vous aider ! 

Prenez bien soin de vous. 

Votre serviteur de la santé psychique. 

Sarahchroniqueuse de santé psychique 

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top