Le 1er août, la 4ème édition du Festival Soma Zamani a débuté sous un ciel étoilé d’Acoua, localité du Nord-Ouest de Mayotte, avec une soirée placée sous le signe de la culture, de l’unité et de la fête. Malgré un retard technique mineur, l’enthousiasme du public n’a pas faibli, et la soirée s’est rapidement transformée en un tourbillon de musique et de fête.
Les discours des officiels ont apporté une profondeur significative à cette ouverture. Hanaffi Marib, le maire d’Acoua, et le vice-président de l’intercommunalité du Nord ont pris la parole pour souligner l’importance du festival, devenu un pilier de la culture locale. Le vice-président, avec ferveur, a insisté sur la nécessité de soutenir Soma Zamani pour garantir sa pérennité. « Aujourd’hui, Soma Zamani a 4 ans. J’appelle les futurs élus à soutenir ce festival, ce bébé qui doit grandir pour atteindre ses 5, 6, voire 10 ans. Il n’y a aucune raison de laisser tomber le seul festival du Nord », a-t-il proclamé, des mots d’encouragement adressés à ceux qui guideront demain la région.
Les discours passés, la musique a enfin pris le relais pour imprégner pleinement la soirée. Bouhouri, le groupe légendaire, a pris la scène d’assaut, avec un Ali Madi en grande forme. Le public, qui avait patiemment attendu la montée en puissance du festival, a trouvé en la performance du groupe un moment de pure magie. Revisitant les classiques de leur répertoire, Bouhouri a enflammé la scène, et un hommage émouvant a été rendu au groupe avec la remise d’un trophée symbolique, consolidant encore leur place incontournable sur la scène musicale locale.
Après cette performance mythique, la soirée a pris une tournure plus intime et électrisante avec la première apparition de Tonton Ziggy sur scène. Accompagné de son ami d’enfance Barret, le duo a conquis instantanément le cœur du public avec une prestation pleine d’énergie et d’émotion. L’alchimie entre les deux artistes et le public était palpable, créant un véritable moment de communion. Ce fut une soirée où la musique a une nouvelle fois prouvé son pouvoir de rassembler et d’unir les gens.
Pour clore cette première journée déjà mémorable, Zafi du groupe Horizon a pris le relais, offrant une performance explosive. Enchaînant les morceaux avec une aisance déconcertante, il a fait rugir la foule, désormais complètement captivée par l’ambiance unique du festival.
Malgré un démarrage discret, la soirée a pris de l’ampleur au fur et à mesure, culminant dans un tourbillon de musique, de danse et d’énergie collective. Le Festival Soma Zamani 2025 a donc bien commencé, avec des promesses de moments encore plus forts dans les jours à venir. Acoua, une nouvelle fois, s’est affirmée comme un carrefour de la culture, un lieu où la musique est bien plus qu’un simple divertissement, mais un puissant vecteur de partage et d’unité.
M. Kaya, directeur de publication
