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Interview d’Ankimati O. Ce qu’il faut retenir

A l’occasion de cette rentrée scolaire plombée par le Covid-19, Ankimati OUSSENI, l’adjointe au maire chargée des affaires scolaires installée, il y a deux mois, aux commandes nous a accordé une interview. Ce qu’il faut retenir :

Effectifs scolaires écoles élémentaires et maternelles. La commune d’Acoua (Acoua et M’tsangadoua) s’étend. La population augmente : plus de 6 000 habitants aujourd’hui (5 192 habitants recensés en 2017). Elle scolarise en cette rentrée 2020-2021 : 1 092 élèves. Pour désengorger les écoles, un projet de construction de nouvelle école dans le quartier Marouvatou est sur la table.

Respect de protocole sanitaire. Le virus continue de circuler à Mayotte comme ailleurs en France métropolitaine et au plus près de nous, à La Réunion. Pour juguler sa propagation, des mesures barrières et de distanciation sont mis en place (installation de lavabo, produits de lavage des mains notamment). Les mesures de protocole sanitaire est de rigueur dans les écoles élémentaires et maternelles. Face aux cas d’insalubrité et d’insécurité signalés dans les lieux de vie scolaire, l’élue déclare que des agents d’entretiens sont recrutés pour cette rentrée scolaire inédite.

Rénovation et mise aux normes des écoles de la commune. L’adjointe au maire reconnait sans détour la vétusté et le piteux état des écoles. C’est rare pour être souligné. “Des états catastrophiques (manque d’insécurités, d’insalubrité, de tranquillité, etc…)”. Une réalité qui s’ajoute à l’insécurité et aux incivilités à l’intérieur et aux abords de ces écoles, lieu de vie et d’apprentissage des élèves. L’éducation des enfants est un enjeu, un engagement. C’est effectivement déplorable que les majorités municipales, qui se sont succédées, n’ont pas réussi à entretenir ces écoles alors qu’à chaque élection, cette promesse est dressée comme un étendard. Comme un symbole fort. Or, depuis des décennies, ces écoles ne sont que l’ombre d’elles-mêmes, leurs piteux états en témoignent. Il est temps d’investir et de mettre le paquet sur cette cause éducative. Il en va de l’avenir de nos enfants. C’est primordial.

Cet énième engagement sonne évidemment comme une promesse de campagnes électorales. Un discours d’estrade. C’est naturellement ambitieux. Nous avons envie d’y croire. “Accompagner le soutien scolaire et la création d’une bibliothèque”, des projet ô combien importants, que des associations et des jeunes revendiquent depuis très longtemps dans cette commune. Un lieu de vie éducative et pédagogique très attendu. “Mettre en place d’une cantine scolaire” et “créer des espaces de loisirs et de jeux dans les cours d’école”. Mais aussi, “rendre possible la création des espaces d’activités dans chaque salle de classe. Rendre les activités ludiques et concrètes”. “Renforcer la relation entre les élus de la commune et les parents d’élèves”. Ces projets sont aussi ambitieux qu’indispensables. La question qui se pose, la municipalité a-t-elle véritablement les moyens financiers, a-t-elle réellement et solidement les coudés franches pour réaliser ces projets ?

En tout état de cause, l’éducation devrait être une priorité absolue. Elle doit être un enjeu crucial, consensuel et transversal. Elle doit fédérer tous les composants politiques en dépassant les clivages. L’éducation doit avoir les moyens nécessaires pour préparer l’avenir de nos enfants. Il faut ainsi de volonté politique et d’investissement d’envergure pour les écoles.

Kaya M. Directeur de publication

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