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Intronisation. Réaction de Boinali, ancien député

Les conseillers municipaux fraîchement installés, de Droite, Centre ou de Gauche vont devoir s’atteler aux questions épineuses de sécurité, de pauvreté, à hauteur de 70%, ainsi l’a déclaré l’INSEE. L’insécurité parce que les violences de rues, des quartiers, inter villages sont devenues quasi quotidiennes, la délinquance est devenue comme une gangrène, institutionnelle, parfois, des opérateurs économiques, informelles ou clandestins, des agents de services parfois peu scrupuleux etc.

La pauvreté elle, surtout dans les grandes villes, Mamoudzou, Labattoir, Koungou, Dembeni, Dzoumogné, etc, foyers de migrations, de sans papiers etc etc. Ainsi, les majorités, issus des unions ou marqués politiquement, pourraient raisonnablement comprendre que la violence et la pauvreté sont en corrélation, et constituent un frein au développement de l’île, puisque celles-ci s’attaquent même aux patrimoines, fonciers, fiscales, écologies, énergies, aux biens matériels, à la capacité des hommes et des femmes à construire des trajectoires sociales positives. Certes, une frange de la population gagne en richesse de revenus, de patrimoine, ce qui donne une impression, de développent des équipements de bases ?

Comme une large amélioration de condition de vie. Les infrastructures, telles routes, assainissement, etc s’améliorent, mais si notre développement ne tenait qu’à ces infrastructures, comme instrument de mesure, la pauvreté elle, en absorbera une bonne partie avec les temps. Cette partie détenue par une catégorie sociale un peu plus privilégiée, concerne en effet moins de 30% de la population de l’île; Si des mesures drastiques n’étaient opérées, notre jeunesse pourrait être emportée par la culture de l’oisiveté, l’argent facile, les poids des pesanteurs sociaux etc. déjà que les résultats scolaires des post Bac ne sont pas si élevés, et que les récipiendaires des diplômes post Bac ne sont pas si rassurés d’obtenir des emplois correspondants à leur qualification.

Je crois pour ma part, que ce que j’ai tant annoncé comme un des leviers de lutte contre la pauvreté, l’économie sociale et solidaire, n’est pas un contre exemple de proposition, et n’est pas non plus une vue de l’esprit. Serai-je entendu un jour, dieu seul le sait, mais il n’est pas inutile de rappeler que les dispositifs issus des lois, règlements, ou institutions voire des mesures relatives à l’économie sociale et solidaire restent à revisiter,à instrumentaliser au regard des politiques publiques locales, parce qu’elles visent à priori les familles et les jeunes en situation de précarité et donc des pauvres. Je vous souhaite à toutes et à tous un très bon mandat.

Boinali Saïd TOUMBOU, ancien député de Mayotte

Intronisation. Réaction de Boinali, ancien député
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