Abdoul Kamaedine 141220
Tribune libre

Jusqu’à quand nous allons subir ?

Depuis de nombreuses années notre ile fait face à une montée de violence, perpétrée par des jeunes délinquants qui n’ont ni foi ni loi et qui veulent manifestement en découdre avec les forces de l’ordre. 

Il ne se passe pas une semaine sur notre ile sans que l’on ne connaisse des faits de violence : vol, viol, agression physique des biens et des personnes en bande organisé, etc. Bref rien de bien plaisant et de nature à rendre notre île attrayante. 

Les populations résidentes subissent et constatent de jour en jour l’impuissance des autorités à faire face aux phénomènes de violence que nous connaissons. Nous en avons plus que marre de vivre dans un tel contexte, où les délinquants en culottes courtes ont pris le dessus sur nos forces de l’ordre. 

Rien ne semble venir à bout de cette situation qui tend à s’installer de façon durable sur notre société. Aucune réaction énergique de nos autorités n’est visible, ce qui laisse le champ libre aux délinquants d’agir en toute impunité. Aucune mesure ne semble efficace, car au lendemain même d’une scène de violence les mêmes faits se reproduisent encore et toujours. 

Dans ce cadre, la population vit dans l’angoisse et le sentiment de revanche fait petit à petit son chemin. Nul doute qu’un jour un affrontement éclatera, car je ne pense que la population supportera à la longue ces faits délictuels et criminels. 

Il est donc du devoir des autorités de tout mettre en œuvre pour éradiquer cette spirale de la violence, chacun dans son rôle respectif. A l’Etat de jouer son rôle en mobilisant les dispositifs répressifs à l’endroit de cette jeunesse désœuvrée et qui minent la vie de notre société. Aux collectivités territoriales de jouer leur rôle de prévention en se dotant des moyens humains et financiers conséquents pour faire face à cette situation de délinquance permanente qui terrorise la population. 

Les familles doivent aussi jouer leur rôle en veillant sur leurs enfants. Elles doivent être mises à contribution car tout enfant à un foyer et que l’on cesse de nous rabâcher qu’un certain nombre d’entre eux seraient sans foyer (mineurs abandonnés). 

Si rien n’y fait, Mayotte ne se portera pas bien et son développement en pâtira car plus personne ne voudrait s’y rendre à part les semblables de ces délinquants. 

Il est temps que les choses changent et pour ce faire, je propose quelques pistes d’actions. 

Nous devons exiger de l’Etat : 

  • la création sur notre île d’un centre éducatif fermé pour prendre en  charge cette jeunesse désœuvrée ;
  • la création d’un quartier mineur dans la prison de Majicavo, en nombre de places importantes susceptibles d’accueillir les jeunes qui n’ont plus leur place dans notre société ; 
  • la création à terme d’un établissement pénitentiaire pour mineurs. 
  • Le déploiement permanent sur notre île d’une compagnie républicaine de sécurité (CRS)
  • Le déploiement des éléments du détachement de légion étrangère de Mayotte (DLEM) aux cotés des forces de police et de gendarmerie, pour sécuriser les zones connues des tensions ; 
  • Le renforcement des équipes de recherche et d’analyse des phénomènes de bandes, afin de les identifier et ainsi de les démanteler. 

Nous exigeons des collectivités une prise en compte réelle de ces phénomènes de violence en s’équipant : 

  • d’un système de vidéoprotection sur les zones sensibles de leur cité; 
  • d’éclairage public renforcé sur leur territoire respectif ;
  • d’équipe étoffée et formée de police municipale. 

Nul ne doit se sentir impuni et tous les faits de délinquances doivent trouver une réponse appropriée au regard de la législation et la règlementation en vigueur. 

Tout doit être fait pour éviter les tensions communautaires et installer durablement la sérénité sur notre ile. 

Mayotte doit retrouver son image d’île paisible d’antan afin que chacun puisse retrouver sa place mais non se décourager au point de tout abandonner pour s’installer ailleurs. 

Les autorités compétentes sont invitées à se mobiliser et agir au plus vite, sans quoi le mal risque de se produire. 

Abdoul KAMARDINE, Secrétaire départemental adjoint des LR – Fédération de Mayotte

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