Sécurité

Le CLSPD au cœur du travail

Ce mardi 1er février marque le début d’une relation concrète entre la mairie d’Acoua ainsi que plusieurs de ses partenaires principaux dans le domaine de la sécurité. Durant près de deux heures d’échanges fructueus, des propositions et des questionnements ont abouti à la signature d’une convention tripartite entre la Mairie , le procureur de la République ainsi que le Comité de Surveillance Social d’Acoua.

Ils étaient une vingtaine à répondre à l’appel de Zaliya Saandi l’adjointe chargée de la sécurité de la commune: Le procureur de la République Yan Le Bris, la gendarmerie de M’tzamboro, Madame la proviseur du Cité du Nord de M’tsangadoua, la principale adjointe du collège de M’tsangamouji, des représentants de la Préfecture de Mayotte, le Conseil Local de Sécurité et de la Prévention de la Délinquance (CLSPD), la mairie de M’tsangamouji, le comité de surveillance d’Acoua ainsi que quelques représentants associatifs étaient sur la table des discussions dès 14H00 dans la salle de réunion de la mairie.

Le CSLPD une arme efficace.

Après l’exposé de Monsieur Naoioui (Foudhouli), le responsable du CLSP a fait un constat général: les chiffres de la délinquance sont en nette progression dans la commune depuis 2019.

Celui-ci enchainera avec les objectifs à atteindre pour l’année 2022, tout en insistant sur le partenariat avec les associations Hippocampe 976 pour les formations (Bafa), Fahamou Maesha pour les actions ainsi le SMA de Combani comme alternative.

Plusieurs sites ont été répertoriés comme étant le foyer de la délinquance juvénile: La Cité du Nord, la plage Fassi Fanou en contre bas de ce même lycée, la zone Foyer des Jeunes, la plage Tapalalahi, les marches d’Acoua mais également la zone Douka Bé et terrain de foot où deux débits de boissons opèrent parfois avec des tranches horaires tardives. Des jeunes désœuvrés opèrent pour y commettre des infractions en tout genre.

Peu de plaintes déposées.

Après avoir présenté ses chiffres, la gendarmerie de M’tzamboro fait le constat de peu de plaintes déposées même si dans certains cas les faits peuvent paraître si graves. Cependant Ben (Tapie), le chef de la police municipale approuve ce constat. Il argumente ses chiffres évoquant le problème de transport et des moyens de déplacements pour rallier les 6 kilomètres séparant la commune d’Acoua à son voisin M’tzamboro. Ceci freinerait les victimes à saisir les autorités.

Ceci étant le processus de la pré-plainte en ligne pourrait être une alternative. Une idée d’une permanence de la gendarmerie à la mairie afin d’être plus proche de la population est ainsi à l’étude.

Le cité du nord avec plus de 1900 élèves ou le collège de M’tsangamouji sont devenus “des sites de combat entre bande” selon un intervenant, donc méritent une attention particulière pour éviter que les problèmes ne s’aggravent.

Les associations comme relais.

Le maire Hanaffi Marib propose de mettre l’accent sur les clubs sportifs, les associations cultuelles et culturelles pour encadrer les jeunes en manque de repère. Des financements sont prévus d’ailleurs disponibles en attente des projets.

“Une convention, une réponse de proximité”

Le procureur a ensuite exposé le contenu d’une convention tripartite pour avancer efficacement. Un instrument qui pourrait apporter une réponse de proximité.

Pour se faire, la police municipale verra son rôle renforcé et plus crédible. Ainsi le TIG (Travail d’Intérêt Général) sera une alternative pour les infractions les moins graves; par “ce travail non rémunéré”, le maire de la commune pourra convoquer les parents et le mineurs ou l’adulte auteur de l’infraction à se conformer à la loi, pour un rappel à la loi, le tout sous le contrôle du parquet.

La dite convention, la 4ème signée avec une municipalité à Mayotte restera une arme très efficace pour les municipalités, “pour aller plus vite” selon le parquet.

En attendant, la population, les établissements scolaires, les touristes et les passants aspirent à la tranquillité ainsi qu’à la sécurité qui se dégradent de jour en jour à Mayotte.

Des faits divers viennent chaque jour confirmer le sentiment d’insécurité sur l’île. Même si la situation est encore gérable dans certaines localités.

Mais pour combien de temps?

Fofana A.

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