Culture

Le marché du Festival des Quartiers fait rimer partage, terroir et solidarité

Au cœur du quartier d’Antsirka-Boira, un quartier du village d’Acoua, une ambiance chaleureuse et conviviale régnait ce samedi 26 juillet à l’occasion du marché organisé dans le cadre du Festival des Quartiers 2025. De 7h à 17h, les étals se sont succédé le long de la rue Boira Soilihi, transformée pour l’occasion en véritable lieu de vie, d’échange et de valorisation des savoir-faire locaux. Et de terroirs.

Un marché aux couleurs du village. Alignées au sol, des courges locales de différentes tailles affichaient fièrement leur prix, de 2 à 6 euros. Sur les nappes aux motifs colorés, les produits du terroir se mêlaient aux douceurs artisanales : biscuits croustillants, pots de confitures et de sauces pimentées, jus de fruits, café chaud… Un patchwork de goûts et de traditions culinaires, à l’image de la diversité d’Acoua. Et de Mayotte. « Ce sont des produits qu’on prépare chez nous, avec ce qu’on cultive ou cueille. Ici, tout vient du village », confie fièrement une exposante, un pot de piment maison à la main.

Face au lagon, le goût de la rencontre. Sous les tentes dressées face au lagon, les visiteurs prenaient le temps : une tasse de café, un mot échangé, une dégustation de gâteaux secs… Le cadre offrait un mélange rare entre la beauté du paysage et la richesse humaine. Quelques mètres plus loin, un stand attire l’attention : des cartons de vêtements, de produits alimentaires ou d’hygiène… mis à disposition pour ceux qui en ont besoin.

Donner, vendre, tisser du lien. Car ce marché, bien plus qu’un simple espace commercial, portait aussi une dimension solidaire. Un stand d’objets à donner permettait à chacun de repartir avec de quoi se vêtir, se nourrir ou égayer le quotidien. Une manière concrète de répondre aux besoins du quartier tout en favorisant la générosité et le vivre-ensemble.

Tradition et modernité au même comptoir. Le marché du Festival des Quartiers 2025 aura ainsi su conjuguer tradition et modernité, dans un esprit de transmission. Des jeunes femmes en salouva aux visages ornés de msindzano (masque de beauté) aux bénévoles s’activant à la distribution, tout le monde avait un rôle à jouer. La réussite de l’événement repose sur cette mobilisation collective, sur cette volonté de faire vivre un quartier à travers ses richesses, ses produits, mais surtout ses habitants.

À Antsirka-Boira, on n’a pas simplement vendu ou acheté : on a partagé. Une leçon d’économie à taille humaine, aux valeurs bien ancrées dans le sol… comme les courges alignées au soleil.

M. Kaya

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