Ce samedi, l’Aïd avait un parfum particulier. Celui des grands jours. Des jours où la foi, la fête… et le football se rencontrent dans la même ferveur. Sur la pelouse du Stade Bassin d’Acoua, le scénario était écrit, presque attendu : Madjadjani face à Galactiks, encore une fois.
Mais cette fois, l’histoire a changé de camp. Défait l’an dernier, Madjadjani a répondu avec autorité. Victoire 2-1. Maîtrisée. Engagée. Méritée. Une revanche nette. Une revanche propre. Une revanche qui ne se raconte pas seulement au score, mais dans l’intensité, dans la détermination, dans cette manière d’habiter la finale avec fierté.
Car Madjadjani n’a pas seulement gagné un match. Le club a repris son rang. En majesté. Dans les tribunes, dans les regards, dans les chants scandés à pleins poumons, c’est tout un quartier qui a vibré à l’unisson. Madjadjani, ce n’est pas qu’un nom sur un maillot. C’est une identité. Une mémoire. Une lignée.
Depuis des années — depuis des décennies même — ce club écrit sa trace dans le tournoi de Ramadan. Toujours présent. Toujours debout. Souvent finaliste. Aujourd’hui, à nouveau vainqueur. Il y a dans ce sacre quelque chose de profondément juste. Comme une continuité. Comme un rappel : les grandes histoires ne disparaissent jamais, elles attendent leur heure.
Et ce samedi, jour d’Aïd, l’heure de Madjadjani a sonné. Le football a parlé. Et à Acoua, il parle souvent avec le cœur. Bravo. Félicitations. Respect.
M. Kaya, directeur de publication
