Ce samedi 16 août dans la soirée, M’tsahara (commune de M’tsamboro) ne sera pas seulement un village du Nord. Ce soir-là, il deviendra un théâtre à ciel ouvert, un écrin de lumière où la mer, témoin silencieuse, viendra applaudir les rêves.
Au sein du plateau, les pas seront légers mais les cœurs battants. Les regards, eux, brilleront plus fort que les projecteurs. Miss Coco et Mister Bacoco… des noms qui font sourire, — original et anecdotique — mais derrière, il y a l’envie de célébrer la beauté, le style, l’élégance, la grâce, et surtout, cette chaleur humaine qui fait de nos soirées de village de véritables feux de joie. De véritables étincelles de bonheur.
Les artistes se succéderont, les voix porteront au-delà des cases, les émotions se répandront au-delà du lagon et les rires s’envoleront vers les cocotiers encore assommés par les affres du foudroyant Chido. Ici, on ne défile pas pour plaire aux jurys lointains, on défile pour le plaisir de se sentir soi, fièrement.
Et quand les projecteurs s’éteigneront sur Mtsahara, on se souviendra que dans ce coin de Mayotte, on sait encore mêler fête et fierté, musique et mémoire, éclats de rire et éclats d’étoiles.
Ce soir-là, la couronne ne sera pas seulement posée sur une tête… elle flottera un peu sur tout le village. Sur cette mer, la reine indétrônable, qui veille au grain. Au loin.
M. Kaya, directeur de publication
