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Municipales 2026. « Donne Moi Ta Voix », l’exigence d’un vote lucide

À Acoua, les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 ne se joueront pas uniquement dans les meetings ou sur les réseaux sociaux. Elles se joueront d’abord dans les consciences. C’est de cette conviction qu’est née l’initiative « Donne Moi Ta Voix », portée par Nachiati BE et Cham’sane Touli.

Leur ambition est claire : encourager un vote éclairé, réfléchi, assumé. Ni soutien déguisé à une liste, ni posture partisane. Le projet se veut citoyen et indépendant. « Face à des échanges jugés trop descendants, une conviction s’est imposée : créer un véritable espace de dialogue entre les candidats et la population », explique Nachiati.

L’idée n’est pas de commenter la campagne, mais de l’exiger. Exiger des réponses concrètes. Exiger des engagements précis. Exiger de la clarté. « L’objectif est clair : passer du slogan à la responsabilité, et permettre aux électeurs d’entendre des réponses précises, publiques et assumées. Les habitants n’attendent pas un spectacle. Ils attendent des engagements crédibles », insiste-t-elle.

Pour Cham’sane, l’enjeu est tout aussi fondamental : « Donne Moi Ta Voix, c’est faire en sorte d’avoir la meilleure équipe en termes de compétences pour mener la commune avec la population. Les meilleurs experts, ce sont les habitants. Nous savons de quoi nous avons besoin, puisque nous y vivons. »

Dans une commune où la proximité est une richesse mais peut aussi nourrir les tensions, l’initiative entend instaurer un cadre structuré et respectueux. Un espace où les candidats présentent leur vision et répondent aux interrogations sans que le débat ne vire au règlement de comptes. « L’enjeu est de changer la culture politique locale : passer de l’applaudissement à l’exigence, du soutien instinctif à l’analyse des projets. Une démocratie mature questionne et compare », affirme Nachiati.

Concrètement, le projet prévoit un travail méthodique en collaboration avec les médias locaux : analyser les programmes, formuler des questions précises, recueillir celles des habitants — qu’ils vivent sur le territoire ou dans la diaspora — et organiser des débats publics à Acoua comme à M’tsangadoua. Les thématiques abordées couvriront les piliers de l’action municipale : environnement et urbanisme, éducation et jeunesse, sécurité, action sociale, culture et patrimoine, gestion budgétaire. Des sujets concrets, ancrés dans le quotidien.

Voter n’est pas un geste automatique. C’est un acte de responsabilité. Chaque bulletin engage l’avenir de la commune : l’état des écoles, la gestion des finances, la sécurité des quartiers, l’aménagement du territoire. « Qu’on puisse se poser sur une place publique et débattre ensemble, malgré nos désaccords, sans s’insulter. On ose penser qu’il est possible de débattre sans que cela ne vire au règlement de comptes », souligne Cham’sane.

Au-delà de l’échéance électorale, l’engagement se veut durable. « Notre engagement ne s’arrêtera pas au soir du second tour », prévient Nachiati. Suivi des promesses, présence aux conseils municipaux, analyse des décisions budgétaires : l’initiative entend exercer une vigilance constructive, loin de toute opposition systématique.

Le message est limpide : la commune a besoin d’élus compétents, mais aussi d’électeurs exigeants. La qualité du mandat dépend de la qualité du choix. Mars 2026 approche. Les candidats devront convaincre. Les citoyens devront décider. Et décider en conscience, c’est déjà agir pour l’avenir d’Acoua.

M. Kaya

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