À l’approche des élections municipales de mars 2026, le paysage politique communal d’Acoua connaît un tournant significatif. La liste UPR (Unité Pour le Renouveau), portée par Oya Abdoul-Karim, a officialisé sa fusion avec UADM (Union Acoua Dreka M’tsangadoua), mouvement récemment constitué à M’tsangadoua et conduit par Issouffi Mattoir.
Cette union politique traduit une volonté clairement assumée : dépasser les clivages historiques entre Acoua et M’tsangadoua pour construire une dynamique commune. « Outrepasser les divisions, combattre les idées clivantes et rassembler Acoua et M’tsangadoua autour d’une identité commune », résume Oya Abdoul-Karim. L’ambition affichée est de mutualiser les compétences, les énergies et les visions, afin de les mettre au service exclusif de la population.
Au cœur de cette démarche, une ligne politique revendiquée : placer l’intérêt collectif au-dessus des appartenances villageoises. « Acoua et M’tsangadoua, mêmes citoyens, mêmes droits, mêmes ambitions », insiste l’ancien chef de file de l’UPR. La nouvelle liste issue de cette fusion se veut un groupe uni, tourné vers l’action et la recherche de solutions concrètes pour le développement de la commune.
Cette alliance intervient toutefois dans un contexte personnel et politique délicat pour Oya Abdoul-Karim. Agrégé de mathématiques, engagé de longue date dans la vie publique locale, le candidat de 45 ans s’était préparé depuis plusieurs années à l’échéance municipale. Son parcours n’a pas été linéaire. Dès novembre 2024, il a dû faire face à la candidature de sa sœur, investie par Les Républicains, avant que celle-ci ne se retire. La formation de droite a ensuite investi Sauzée pour porter ses couleurs. Un véritable parcours de combattant pour constituer une liste complète, difficulté que rencontrent de nombreux candidats dans les communes mahoraises.
C’est dans ce contexte que l’UPR a finalement « jeté l’éponge » sur une candidature autonome pour sceller une alliance stratégique avec l’UADM. Un choix qui ne marque pas un renoncement politique, mais plutôt une recomposition. Oya Abdoul-Karim l’assume : cette fusion s’inscrit dans une stratégie plus large, avec la volonté de peser non seulement lors des municipales de 2026, mais également lors des prochaines échéances départementales et au-delà.
De son côté, l’UADM a célébré l’investiture de sa tête de liste et de ses colistiers le dimanche 18 janvier à M’tsangadoua, le même jour que l’investiture d’Ousséni Djambaé à Acoua. Un symbole de plus d’une campagne qui s’intensifie et d’un paysage politique local désormais en pleine recomposition.
La fusion UPR-UADM ouvre ainsi une nouvelle séquence politique à Acoua : celle d’un rassemblement assumé, pragmatique et résolument tourné vers l’avenir, où l’unité est présentée comme le préalable indispensable au renouveau communal.
M. Kaya
