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Municipales 2026. Portrait de … Ymamou Moutihani, l’expérience territoriale au service d’une ambition communale

À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la rédaction d’acoua-info poursuit sa série de portraits consacrés aux têtes de liste en lice pour la mairie d’Acoua. Aujourd’hui, focus sur Ymamou Moutihani, chef de file de la liste de l’UCPAM (Union Pour une Commune Prospère Acoua – M’tsangadoua).

Ymamou Moutihani, la cinquantaine assumée et l’élocution posée, n’est pas un visage parachuté dans le paysage communal. Il est de ceux qui ont grandi ici, partagé les bancs de l’école, connu les ruelles, les plages, les débats de quartier. « Un fils de cette terre ».

Son engagement ne date pas d’hier. Fondateur d’une association de parents d’élèves, créateur du journal Point de la Lune, vice-président de l’OMJS aux côtés de Saïndou Soulaimana Chadhouli, ancien responsable du HCA et animateur de l’équipe de théâtre d’Acoua : son parcours mêle culture, jeunesse et vie associative. Une trajectoire enracinée, au plus près des dynamiques locales.

Là où sa candidature se distingue nettement, c’est sur le plan administratif et institutionnel. Agent territorial ayant gravi les échelons par le travail, Ymamou Moutihani a occupé des fonctions stratégiques : Secrétaire général de la mairie de Dembéni (1997–2002), Secrétaire général du SIVOM Centre (2002–2007), Secrétaire général de la mairie d’Acoua (2008–2010). Attaché parlementaire durant près de deux ans auprès de Boinali.

À cela s’ajoute une expérience en tant qu’agent en charge des affaires juridiques, des marchés publics et du service jeunesse et citoyenneté. En clair : les rouages administratifs, les procédures budgétaires, la gestion des ressources humaines et le cadre réglementaire des collectivités, il les connaît de l’intérieur.

Sur le plan académique, il est titulaire d’un M2 en droit, spécialité juriste en gestion des collectivités territoriales, d’un MBA en management des ressources humaines, d’un DCG, et intervient comme formateur au Centre national de la fonction publique territoriale en droit public et finances publiques.

Un profil technique, méthodique, structuré. Dans une commune où la maîtrise budgétaire, la sécurisation juridique des marchés publics et la gestion des personnels sont devenues des enjeux centraux, l’argument pèse. Ymamou Moutihani ne s’inscrit sous aucune bannière partisane nationale. Sa ligne est municipale avant d’être politique : gouvernance locale, efficacité administrative, transparence des décisions.

Dans un contexte où la défiance envers les appareils traditionnels est palpable, cette posture se veut rassembleuse. Le mot d’ordre : dépasser les clivages, recentrer le débat sur les problématiques concrètes d’Acoua et de M’tsangadoua.

Le candidat met en avant plusieurs préoccupations : la situation des jeunes privés d’infrastructures adaptées pour le sport et les activités collectives. La question des indemnités des agents municipaux, gelées depuis 2014 selon ses soutiens, avec un sentiment d’iniquité dénoncé. Le besoin d’une gouvernance plus lisible et équitable.

Son discours repose sur deux piliers : la justice administrative et la revitalisation des espaces dédiés à la jeunesse. « Transparence et efficacité » : l’expression revient régulièrement dans son argumentaire. Il insiste sur la nécessité de restaurer la confiance entre élus, agents et administrés.

Là où d’autres mettent en avant la rupture, Ymamou Moutihani met en avant la compétence technique et la continuité institutionnelle maîtrisée. Sa force, selon : connaître les leviers décisionnels, les contraintes réglementaires et les marges de manœuvre financières d’une commune mahoraise. Dans une élection municipale, la proximité compte. Mais la capacité à piloter une administration, à négocier avec les partenaires institutionnels, à sécuriser juridiquement les projets, compte tout autant.

La question qui se pose désormais aux électeurs d’Acoua est simple : veulent-ils un profil militant, un profil politique affirmé, ou un profil administratif aguerri ? Le scrutin des 15 et 22 mars tranchera. Une chose est certaine : dans cette campagne 2026, l’expérience territoriale est devenue un argument central du débat démocratique local.

M. Kaya

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