À sept mois du scrutin municipal, la campagne s’anime déjà à Acoua. Six candidats sortent du bois et dévoilent les grandes lignes de leurs projets : Ahmed Darouèche (PS), Ousséni Djambaé (sans étiquette), Saandani Sauzée (LR), Kachirou Maandhui (Renaissance), Marib Hanaffi (MDM) et Assani Abdoul-Karim (sans étiquette).
Ancien maire de 2014 à 2020, Ahmed Darouèche (PS) entend revenir aux affaires avec un programme baptisé NIAC (Nouvelle Impulsion Active pour la Commune) 2026–2032. « Miser sur la jeunesse, renforcer la sécurité, investir dans l’éducation, développer le tourisme, impulser l’économie circulaire et moderniser la commune : voilà le socle de notre projet », résume-t-il.
De son côté, Ousséni Djambaé place la sécurité civile au centre de son discours. « La tolérance zéro, c’est le cœur de mon programme. En tant que maire, je serai l’artisan principal de la politique de sécurité. Il faut agir vite, dans chaque situation, et trouver des solutions concrètes. L’heure est à la mobilisation sérieuse », affirme le candidat sans étiquette.
Pour Assani Abdoul-Karim, également sans étiquette, la priorité s’appelle éducation. « Nous devons mettre en place une politique éducative cohérente avec la réalité locale : réhabiliter les classes existantes, construire de nouvelles infrastructures, contrôler l’inscription scolaire, mettre fin à la rotation des élèves et avancer vers le regroupement scolaire », détaille-t-il.
Chaque camp commence ainsi à tracer son sillon, dessinant une campagne qui s’annonce déjà animée et pleine d’enjeux pour l’avenir d’Acoua. Les formations politiques traditionnelles — Les Républicains, le Parti socialiste et le Mouvement départemental mahorais — seront bel et bien au rendez-vous des prochaines municipales. Leur présence, solidement ancrée dans le paysage local, garantit un débat politique nourri, à l’échelle communale comme départementale. Les ambitions sont posées, les projets affichés. La démocratie reprend ses droits. Reste désormais à insuffler vigueur et rigueur à la vie publique, et surtout à convaincre les 3 299 électeurs inscrits en 2024.
M. Kaya
