Billet

La charmante Tatie Chris

Tatie Chris Hamjago

Tatie Christie, oh pardon Tatie Chris, Un lapsus malencontreux qui m’a valu un recadrage en règle. Sur-le-champs. Bien sûr, sur un ton cordial et amical. Quelle mouche m’a piqué ! J’ai manqué d’élégance à Tatie Chris parce que, figurez-vous, Tatie Chris est une institution à Hamjago. Une référence dans cette magnifique localité du Nord de l’île où il fait bon vivre.

On ne badine point avec la charmante Tatie. Une plaisanterie à deux balles. Une blague un tantinet de mauvais goût. J’ai été à deux doigts de provoquer un incident diplomatique avec nos frères et amis d’Hamjago. Brouiller l’entente fraternelle et amicale scellée depuis des siècles entre Acoua et Hamjago, il faut oser. Je n’y fais guère le poids. Je n’y suis guère de taille non plus. Loin de là. Les rapports chaleureux et solides entre ces deux villages ont traversé, tant d’années sans rides, toutes les générations.

Cette fameuse Tatie Chris est conçue et construite des mains des jeunes de Hamjago. Ils ont décidé de s’offrir un lieu de vie, de retrouvaille, d’échange et de fête soigneusement aménagé. Elle est située au bord de la plage. Un endroit particulièrement calme et silencieux, que seuls les cris des oiseaux ont naturellement le droit de perturber. Il paraît que l’artiste Bob Kira s’y est déjà produit. Une scène y est montée pour l’occasion. À deux pas, la police municipale veille au grain.

Le charme de Tatie est comblée par une splendide rambarde en bois surplombante, les pieds dans le sable, donnant l’impression de dominer la vaste plage. De cette rambarde, on reste absorbé dans la contemplation du magnifique paysage qui entoure Tatie Chris. Un vent marin léger et sensible envahit le corps conquis. Le regard plongé à l’horizon donne un sentiment d’émerveillement et de bonheur. La magie s’opère. La Nature se livre à nous. Devant nous. Au loin, très loin, à l’horizon sous un ciel magnifiquement radieux, on a l’impression de s’aventurer aux antipodes. Sur les rives rocheuses, on entend les vagues errantes qui s’y écrasent.

À deux cent mètres environ, aux encablures de la plage, le restaurant au doux nom “Le Choizil” complète ce décor idyllique. Les saveurs et goûts culinaires de l’île chatouillent les narines sensibles. On y mange bien, au demeurant. Le ballet des oiseaux marins ne laissent point indifférent. Un très beau spectacle.

Kaya M., directeur de publication

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