Éditorial

Ces actes odieux sont intolérables et insupportables

Marche blanche en hommage à Miki samedi 17 04 2021

Après l’assassinat du jeune lycéen Miki, la vive émotion, la consternation et l’exaspération de la population du Nord au Sud et même de la France métropolitaine ont provoqué une déflagration. Un onde de choc ressenti profondément et intensément. Ce drame d’une violence inouïe n’a laissé personne indifférente. De Mayotte à Paris en passant par la Réunion, cet acte odieux a noirci les rubriques Faits divers. Un acte sauvage. Une barbarie insoutenable. Des agressions d’une extrême violente devenues de plus en plus courantes et banales dans cette paisible île.

Des actes de plus en plus violents qui inquiètent et qui se produisent à proximité des établissements scolaires. Une situation qui se multiplie et qui se banalise. Cela crée une exaspération des parents d’élèves et du corps enseignant. Une problématique majeure qui semble insoluble malgré le renfort des forces de l’ordre. Une situation inédite dans l’île, en proie d’ordinaire à des violences urbaines. Aujourd’hui, force est de constater que les agressions violentes sont omniprésentes et instaurent de facto un sentiment profond d’insécurité et d’impuissance insupportable. Une spirale infernale qui risque d’entraîner l’île dans un abîme lugubre d’insécurité. Il est plus que jamais temps d’agir pour arrêter l’hémorragie. Il est absolument urgent de prendre des décisions efficaces et concrètes pour stopper cette spirale.

Ces agressions d’une violence inouïe qui dépassent l’entendement humain et qui se passent devant les établissements scolaires sont particulièrement inquiétantes et graves. Les établissements scolaires, hauts lieux d’éducation, d’apprentissage et d’acquisition de connaissances et de savoirs, doivent absolument être préservés. Ces actes doivent être bannis dans et aux abords des établissements scolaires. ce sanctuaire est un lieu d’épanouissement et d’émancipation et de vie pour les élèves et non un lieu qui nourrit des craintes et des peurs.

Après ce terrible acte de violence qui nous a terriblement et profondément marqué, au plus profond de nous et surtout immonde et ignoble aux yeux de notre foi religieuse, nous avions cru qu’hélas, c’était le dernier. Que la forte émotion et colère exprimée ici et là, susciteraient une réelle prise de conscience. Que la raison l’emporte sur l’irrationnel. Que la haine mortelle vaincue à jamais. Que ce mois sacré de Ramadan vecteur de paix, de tolérance, d’harmonie, de miséricordes, de réflexion sur le développement des qualités humaines, de la compassion et de l’humilité nous apporte la grâce. Que la sévère sanction de l’appareil judiciaire dissuade ses délinquants sans scrupules sans foi ni loi.

Une désillusion. Un espoir vain. Une espérance qui s’est vite transformés en désespoir encore plus douloureux et insoutenable. Le Mal nous a vite rattrapé. Cette fois, c’est à Cavani qu’un jeune de 17 ans, lui aussi, a été mortellement agressé. Ces meurtriers ne lui ont laissé aucune chance. Face à cette recrudescence de violence et de la délinquance et surtout de sa gravité odieuse, de nombreuses questions nous taraudent. Nous nous demandons comment allons-nous sortir de cette spirale infernale qui nous frappe de plein fouet. Le sentiment d’insécurité devient de plus en plus grand. Une profonde exaspération touche littéralement notre mode de vie, secoue notre vie. La peur qui nous ronge. Intolérable. Insupportable.

Nous ne pouvons pas savoir ce qui se passe dans la tête de ces gens qui s’adonnent à assassiner des êtres humains, des actes immondes et immoraux qui sont strictement bannis par la religion. Mais, nous pouvons croire en la justice, dans un pays de droit. Nous pouvons aussi espérer que les autorités politiques, étatiques, judiciaires trouveront des solutions efficaces, fortes et solides pour éradiquer ces actes odieux. Fin juin, nous sommes appelés à élire nos conseillers départementaux, une occasion de faire un vrai choix de raison. Les enjeux sont de tailles. Les défis sont réels et immenses.

M. Kaya, directeur de publication

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