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Comme un parfum de liberté

N’ayons pas peur des mots. Il y a comme un parfum de liberté retrouvée et de soulagement espéré après que le gouvernement a donné jeudi son feu vert à la levée de nombreuses restrictions grâce aux «bons résultats» sur le front de l’épidémie de coronavirus, selon les mots du Premier ministre, Edouard Philippe. Il insistait sur la baisse continue depuis le 9 avril du nombre de malades soignés en réanimation. En effet, à partir de ce mardi 2 juin, la majorité des territoires métropolitains et Outre-mer, à l’exception de l’Ile-de-France, de Guyane et de Mayotte, retrouveront un vent de liberté.

En France métropolitaine, des parcs et jardins rouvrent dès ce samedi, des cafés et restaurants se préparent pour accueillir mardi leurs premiers clients depuis la mi-mars : un parfum de liberté retrouvée flotte sur ce weekend de Pentecôte, malgré des déplacements encore limités et un paysage économique sombre. Un déconfinement progressif qui offre un parfum de liberté. Les plages et les lacs devraient être de nouveau accessibles progressivement à partir du 2 juin, date à laquelle d’autres restrictions vont être levées, comme la suppression de la limite des déplacements à plus de 100 km du domicile, la réouverture des lycées et des cafés-restaurants. Cependant, un appel “à la responsabilité et au civisme” des Français est de rigueur. De quoi satisfaire nombre de Français au début d’un week-end qui s’annonce estival sur une grande partie du pays. Le déconfinement y sera donc un peu plus prudent que dans le reste du territoire.

Ne boudons pas notre plaisir. Après cet isolement sanitaire, l’heure est à la liberté. Un parfum de liberté. Il est venu le temps de sortir de l’ornière du confinement. Mais tout de même avec prudence et précaution car le virus circule toujours. Peut-être avec moins de férocité et de dangerosité. Les spécialistes de la santé et de la médecine auront de quoi éplucher car ce nouveau virus dit émergent a démontré son extraordinaire capacité de mutation et a bien donné de grains à moudre à des épidémiologistes et infectiologues du monde entier. Ils s’y arrachent les cheveux. Il y a encore du boulot. Des mystères à clarifier et à élucider. L’histoire nous en dira davantage.

Pour l”heure, c’est un ouf de soulagement. Une bouffée d’oxygène et d’air à savourer. L’esprit en a psychologiquement besoin pour se vivifier et à ravigoter. Pour se décompresser et se détendre tout simplement en toute liberté. Et pour surtout relâcher la tension nerveuse confinée et compressée. Une bouffée d’air frais tant attendue. Et tant espérée. Ce dispositif de déconfinement progressif est une véritable bouffée d’oxygène tant le manque de contacts humains se fait désormais sentir pendant cette longue séquence de confinement. Un retour à la vie normale – enfin presque – celle-ci a un goût mitigé, mi-figue mi-raisin, sous bonne garde, avec prudence et précaution car le virus circule toujours. Et notre imprudence et notre impatience excessive et déraisonnable pourrait le raviver. Et sans le souhaiter pourrait nous obliger à nous mettre de nouveau à l’abri de sa foudre impitoyable et implaccable. Donc prudence et précaution de rigueur.

La Covid-19 a montré la vulnérabilité et la fragilité de l’espèce humaine. Elle nous a rappelé à la Raison. Elle nous a ouvert les yeux sur le sens de la modestie. Elle nous a fait ressentir l’essence de l’humilité. Elle nous a démontré l’importance intrinsèque de la Nature et de l’Homme. De véritables leçons de vie qui nous marqueront longtemps. Comme un mauvais cauchemar mais salutaire qui restera longtemps gravé en nous. Et dans l’Histoire, les historiens et les scientifiques auront de quoi dénicher, débusquer et décortiquer. A eux de chasser du nid ce maudit et satané Coronavirus aussi mystérieux qu’imprévisible. Un cauchemar inédit.

Après cinquante cinq jours de confinement où les nerfs se sont confinés. Où la vie quotidienne est figée. Les habitudes confinées dans le chez soi où on découvre le plaisir de soi et de la vie familiale. La vie confinée comme pour se remémorer et se cogiter sur la nature fondamentale de l’homme. Une prise de conscience salutaire. Une drôle de vie qui restera, sans doute, gravée dans nos mémoires.

Kaya M. Directeur de publication

Comme un parfum de liberté
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