Éditorial

L’heure de la rentrée a mal sonné

“L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde”, dixit Nelson Mandela. Cette maxime nous rappelle l’intérêt et la nécessité absolue de favoriser l’éducation des enfants. C’est un devoir voire un sacerdoce. Toute société doit s’y atteler. Pour s’y prendre, l’école constitue une voie comme une autre. Un moyen comme un autre. Mais non des moindres. L’école est un socle indispensable et incontournable pour élever, pour préparer et pour guider les enfants vers un avenir meilleur. Vers un horizon plein d’espoir et d’espérance. Et c’est la société toute entière qui sortira grandie.

Or, force est de constater que ce point de départ, ce socle qu’est la rentrée scolaire est quelque peu chamboulée. Voire négligée. Certes, la foudroyante et dangereuse épidémie n’a pas arrangé les choses. Elle nous a gâchée le cours de la vie. Elle a bousculé dans notre vie quotient. De façon illico, Il a carrément fait fermer l’année scolaire en cours. Du jour au lendemain, toutes les écoles étaient obligées de fermer les portes et de renvoyer les enfants chez eux. Loin des cours, loin des bancs d’écoles et des cours de récréation. Loin de l’environnement et de cadre éducatif et pédagogique propice à leur épanouissement et à leur développement intellectuel. Loin des objectifs scolaires établis. Et rêvés. Certes des cours à distance ont été dispensés ici et là, mais rien ne remplace les cours effectifs dans une salle dédiée devant un instituteur. Nous savons aujourd’hui que bon nombres de ces enfants ont décroché.

Par conséquent, après presque six mois sans cours réels et adaptés, cette rentrée inédite plombée toujours par le Covid-19 mérite d’être prise très au sérieux. Elle nécessite des préparations particulières et exigeantes à la fois pour essayer de rattraper les retards cumulés et subis par les élèves. Mais aussi de raccrocher les décrocheurs scolaires. Et vite. Le temps presse. C’est urgent de leur donner confiance et de rattraper ces mois perdus dans leur cursus. Il faudrait faire preuve de beaucoup d’adaptabilité, de compréhension et de communication constante dans ce climat anxiogène car la crise sanitaire a été aigüe avec son lot de contraintes (masque obligatoire, distanciation sociale, lavage des mains).

Ces enjeux éducatifs et pédagogiques exigent plus de perspicacité, de clairvoyance, d’implication et de responsabilité des élus, des parents, des associations ad hoc et des enseignants. Les écoles devraient être préparées et disposées pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions. Or, certaines écoles n’y sont point prêtes. Quel que soient les raisons arguées, il serait judicieux de prendre à bras le corps cette question de l’éducation. A vous les pouvoirs politiques de mettre tout en oeuvre pour offrir un environnement et un cadre adapté pour assurer la sécurité des élèves au sein et en dehors des cours, les conditions sanitaires adéquates. Les cafouillages et les ratés ne seraient pas tolérés. Il en va de l’éducation et de l’avenir des enfants. Mettez-vous au travail. Il y a du boulot. Le chantier est laborieux. Faites de l’éducation une priorité.

Et comme si l’impact de la crise sanitaire n’est pas déjà suffisamment lourd à supporter et à gérer, la rentrée scolaire est, malgré elle, secouée par une grève de transports scolaires. Conséquence des négociations qui calent sur l’épineux dossier du marché de transports scolaires au sein du conseil départemental. Cette prise de bec en haut lieu provoque des barrages inopinés érigés sur les principaux accès routiers du chef-lieu par des élèves infiltrés sans doute par des délinquants notoires et chevronnés prêts à en découdre, à chaque occasion. Des automobilistes sont ainsi rackettés, dépouillés et agressés impunément dans les embouteillages. Une situation intolérable et inadmissible.

Kaya M. Directeur de publication

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